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Notre compatriote Dr Lassina Zerbo Secrétaire exécutif de l’OTICE fait à nouveau honneur à la patrie. En effet, Dr Zerbo a été distingué lauréat du prix de la Diplomatie scientifique décerné par l’Association américaine pour l’avancée des Sciences (AAAS). Dr Zerbo a reçu son prix le 28 février 2018 à Austin au Texas.

 

Selon l’Association américaine, Dr Zerbo a été distingué pour son expertise scientifique, son leadership et son engagement dans la lutte pour l’élimination des essais nucléaires. Toujours selon l’AAAS, ce prix est la reconnaissance des efforts déployés par Dr Lassina Zerbo pour promouvoir le dialogue entre scientifiques, décideurs, société civil et bien d’autres groupes dans la promotion de la paix dans le monde.

Le prix de l’AAAS est la deuxième distinction décernée à Dr Zerbo en l’espace de quelques mois après celui du site Nature News le 19 décembre 2017 qui a classé Dr Zerbo parmi les 10 personnalités qui ont marqué l’année 2017 dans le domaine scientifique.

Le Président Roch Marc Christian Kabore a, dans un message, salué ce digne fils du Burkina Faso qui, pour lui, « incarne les valeurs fondamentales de l’AAAS, pour faire progresser la science au service de l’humanité ».
Docteur Zerbo a reçu les encouragements et les félicitations d’éminents universitaires et hommes politiques dont William J. Perry ancien Secrétaire d’Etat à la Défense des Etats-Unis.

Suite au remaniement du gouvernement le 31 janvier dernier, le ministère de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur a été transformé en un ministère autonome. Ce 8 février 2018 à Ouagadougou, le premier responsable du département, Paul Robert Tiendrébéogo, a pris officiellement fonction. Il succède à Agnéketom Rita Solange Bogoré, qui a conduit le ministère de la coopération régionale et des Burkinabè de l’étranger, durant ces deux dernières années.

Précédemment Conseiller spécial chargé des questions diplomatiques auprès du chef de l’Etat, Paul Robert Tiendrébéogo assure désormais le poste de ministre de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur. La passation de service entre lui et sa devancière Agnéketom Rita Solange Bogoré, a eu lieu, jeudi 8 février 2018, sous la houlette du secrétaire général du gouvernement, Stéphane Sanou. Juste après son installation officielle, le nouveau ministre a indiqué quelques grandes lignes qui guideront sa mission. « La première est de voir comment les Burkinabè de l’extérieur peuvent contribuer au développement national aussi bien intellectuellement que financièrement, et ensuite comment à notre tour nous allons pouvoir les accompagner en leur garantissant une meilleure sécurité et en leur offrant des opportunités qui existent au Burkina Faso », a-t-il dit.

Pour relever ce défi, il compte sur le personnel de son département. Le ministre Tiendrébéogo a dit placer son mandat sous le signe de l’unité : « Même si certains vont partir vers le nouveau ministère ça reste la diplomatie burkinabè, ça reste la mise en œuvre de la politique étrangère du Burkina Faso. Donc, soyons soudés, ayons des passerelles entre les deux maisons pour que les tâches qui nous sont confiées puissent être accomplies de la meilleure manière possible ».

Il a, en outre, salué les deux ministres sortants, Alpha Barry et Agnéketom Rita Solange pour le travail qu’ils ont déjà abattu puis réitéré sa disponibilité aux agents du ministère. « Je suis votre serviteur ; le serviteur de la nation burkinabè. Et ma porte vous est toujours ouverte », a-t-il conclu.

Pour sa part, Mme le ministre sortant a lancé un message fort à son successeur : « Je vous confie mes enfants qui sont 17 millions de burkinabè à l’extérieur. C’est une mère qui laisse ses enfants à un père. Je sais que vous pourrez y veiller pour que notre diaspora puisse vraiment contribuer comme elle le souhaite ». Elle a par ailleurs exprimé sa gratitude aux agents à qui elle dédie les résultats enregistrés durant son passage à la tête du ministère.

« Nous avons pu mettre en place un site web de la diaspora, qui sert d’interface avec notre diaspora afin de leur communiquer un certain nombre d’informations nécessaires pour des activités qu’ils veulent entreprendre… Nous avons également mis en place un comité interministériel de suivi des actions de la diaspora. Aussi, nous avons établi des contacts avec des établissements financiers, etc. », a énuméré Mme Bogoré. 
Sur l’organisation du 1er forum de la diaspora, elle a noté que d’énormes efforts ont été faits. « Depuis septembre 2017, nous sommes en train d’organiser le premier forum de la diaspora. A ce niveau, nos TDR sont prêts », s’est-elle empressée de dire. « (…) Vraiment, je tiens à ce qu’il puisse avoir lieu parce que c’est le lieu de rassemblement et il y a beaucoup de choses à faire avec notre diaspora », insiste-t-elle.

L’une des doléances c’est aussi l’opérationnalisation de la tour de contrôle du ministère situé au deuxième étage. « Ce n’est pas pour contrôler le trafic aérien mais pour assurer une bonne synergie et une bonne coordination des différentes directions du ministère. Cela irait de votre avantage pour des résultats encore plus efficaces et plus probants », a signifié Mme le ministre sortant.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

 

Côte d’Ivoire : Quatre membres de la communauté burkinabè reçoivent des distinctions honorifiques
SEM. Mahamadou ZONGO, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Burkina Faso auprès de la République de Côte d’Ivoire, a procédé le samedi 03 février 2018, au Consulat Général du Burkina à Abidjan, à la décoration de quatre récipiendaires, membres de la communauté burkinabè vivant en Côte d’Ivoire. Il s’agit de El Hadj Issaka Komyaba SAWADOGO, opérateur économique, élevé au rang de Commandeur de l’Ordre national ; de Monsieur Amadé SAVADOGO, coordonnateur des Délégués consulaires d’Abidjan, élevé au rang de Chevalier de l’Ordre de Mérite ; de Mme Antoinette BADINI/GARANE, Secrétaire dactylographe, élevée au rang de Chevalier de l’Ordre de Mérite et de Mme Assitan SANGANOKO/SAGNON, fonctionnaire de la Commission bancaire en retraite, élevée au rang de Chevalier de l’Ordre de Mérite.
Avant la remise des médailles aux récipiendaires, le Chef de la Mission diplomatique et consulaire du Burkina, l’Ambassadeur Mahamadou ZONGO, a indiqué dans un bref message que la cérémonie s’inscrit dans le cadre de la distinction des filles et fils du Burkina Faso qui se sont fait remarquer par leur ardeur au travail, leur comportement exemplaire et leur sens élevé de la considération de la patrie-mère. L’Ambassadeur ZONGO a saisi cette tribune pour lancer un appel à ses compatriotes de se comporter en ambassadeurs du Burkina Faso, et d’éviter de se mêler à la vie politique de leur pays d’accueil. Comme il l’a toujours fait à chaque occasion publique, le Chef de la Mission diplomatique et consulaire burkinabè recommande à ses concitoyens le respect des lois et coutumes du pays d’accueil. A la suite de son message, l’Ambassadeur ZONGO a, au nom de SEM. Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, procédé à la remise des médailles.
En retour, le nouveau Commandeur de l’Ordre national, El Hadj Issaka SAWADOGO, a exprimé au nom des trois autres récipiendaires et en son propre nom, leurs sincères remerciements au Président du Faso, au Ministre des Affaires étrangères et à l’Ambassadeur Mahamadou ZONGO ainsi qu’à toute la Représentation diplomatique du Burkina en Côte d’Ivoire. Au-delà de l’honneur qui leur fait, « c’est plutôt un appel à mieux faire. Nous dédions nos médailles à l’ensemble de la communauté burkinabè vivant en Côte d’Ivoire »,
 conclu El Hadj Issaka SAWADOGO.

Côte d’Ivoire : Quatre membres de la communauté burkinabè reçoivent des distinctions honorifiques
SEM. Mahamadou ZONGO, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Burkina Faso auprès de la République de Côte d’Ivoire, a procédé le samedi 03 février 2018, au Consulat Général du Burkina à Abidjan, à la décoration de quatre récipiendaires, membres de la communauté burkinabè vivant en Côte d’Ivoire. Il s’agit de El Hadj Issaka Komyaba SAWADOGO, opérateur économique, élevé au rang de Commandeur de l’Ordre national ; de Monsieur Amadé SAVADOGO, coordonnateur des Délégués consulaires d’Abidjan, élevé au rang de Chevalier de l’Ordre de Mérite ; de Mme Antoinette BADINI/GARANE, Secrétaire dactylographe, élevée au rang de Chevalier de l’Ordre de Mérite et de Mme Assitan SANGANOKO/SAGNON, fonctionnaire de la Commission bancaire en retraite, élevée au rang de Chevalier de l’Ordre de Mérite.
Avant la remise des médailles aux récipiendaires, le Chef de la Mission diplomatique et consulaire du Burkina, l’Ambassadeur Mahamadou ZONGO, a indiqué dans un bref message que la cérémonie s’inscrit dans le cadre de la distinction des filles et fils du Burkina Faso qui se sont fait remarquer par leur ardeur au travail, leur comportement exemplaire et leur sens élevé de la considération de la patrie-mère. L’Ambassadeur ZONGO a saisi cette tribune pour lancer un appel à ses compatriotes de se comporter en ambassadeurs du Burkina Faso, et d’éviter de se mêler à la vie politique de leur pays d’accueil. Comme il l’a toujours fait à chaque occasion publique, le Chef de la Mission diplomatique et consulaire burkinabè recommande à ses concitoyens le respect des lois et coutumes du pays d’accueil. A la suite de son message, l’Ambassadeur ZONGO a, au nom de SEM. Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, procédé à la remise des médailles.
En retour, le nouveau Commandeur de l’Ordre national, El Hadj Issaka SAWADOGO, a exprimé au nom des trois autres récipiendaires et en son propre nom, leurs sincères remerciements au Président du Faso, au Ministre des Affaires étrangères et à l’Ambassadeur Mahamadou ZONGO ainsi qu’à toute la Représentation diplomatique du Burkina en Côte d’Ivoire. Au-delà de l’honneur qui leur fait, « c’est plutôt un appel à mieux faire. Nous dédions nos médailles à l’ensemble de la communauté burkinabè vivant en Côte d’Ivoire »,
 conclu El Hadj Issaka SAWADOGO.

Côte d’Ivoire : Quatre membres de la communauté burkinabè reçoivent des distinctions honorifiques
SEM. Mahamadou ZONGO, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Burkina Faso auprès de la République de Côte d’Ivoire, a procédé le samedi 03 février 2018, au Consulat Général du Burkina à Abidjan, à la décoration de quatre récipiendaires, membres de la communauté burkinabè vivant en Côte d’Ivoire. Il s’agit de El Hadj Issaka Komyaba SAWADOGO, opérateur économique, élevé au rang de Commandeur de l’Ordre national ; de Monsieur Amadé SAVADOGO, coordonnateur des Délégués consulaires d’Abidjan, élevé au rang de Chevalier de l’Ordre de Mérite ; de Mme Antoinette BADINI/GARANE, Secrétaire dactylographe, élevée au rang de Chevalier de l’Ordre de Mérite et de Mme Assitan SANGANOKO/SAGNON, fonctionnaire de la Commission bancaire en retraite, élevée au rang de Chevalier de l’Ordre de Mérite.
Avant la remise des médailles aux récipiendaires, le Chef de la Mission diplomatique et consulaire du Burkina, l’Ambassadeur Mahamadou ZONGO, a indiqué dans un bref message que la cérémonie s’inscrit dans le cadre de la distinction des filles et fils du Burkina Faso qui se sont fait remarquer par leur ardeur au travail, leur comportement exemplaire et leur sens élevé de la considération de la patrie-mère. L’Ambassadeur ZONGO a saisi cette tribune pour lancer un appel à ses compatriotes de se comporter en ambassadeurs du Burkina Faso, et d’éviter de se mêler à la vie politique de leur pays d’accueil. Comme il l’a toujours fait à chaque occasion publique, le Chef de la Mission diplomatique et consulaire burkinabè recommande à ses concitoyens le respect des lois et coutumes du pays d’accueil. A la suite de son message, l’Ambassadeur ZONGO a, au nom de SEM. Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, procédé à la remise des médailles.
En retour, le nouveau Commandeur de l’Ordre national, El Hadj Issaka SAWADOGO, a exprimé au nom des trois autres récipiendaires et en son propre nom, leurs sincères remerciements au Président du Faso, au Ministre des Affaires étrangères et à l’Ambassadeur Mahamadou ZONGO ainsi qu’à toute la Représentation diplomatique du Burkina en Côte d’Ivoire. Au-delà de l’honneur qui leur fait, « c’est plutôt un appel à mieux faire. Nous dédions nos médailles à l’ensemble de la communauté burkinabè vivant en Côte d’Ivoire »,
 conclu El Hadj Issaka SAWADOGO.

Le Burkina Faso a participé à la réunion ad’hoc du Comité de Pilotage (CoPil) du Processus de Rabat ou du Dialogue Euro-Africain sur le Migration et le Développement. Elle s’est tenue le 25 janvier 2018 à Bruxelles. Ladite réunion qui a rassemblé les 10 pays membres du CoPil dont le Burkina Faso, présidée par la Belgique qui assure la présidence sortante dudit comité.

La délégation burkinabè était composée de Monsieur Ousmane BA, Premier Conseiller près de l’Ambassade du Burkina Faso à Bruxelles et de Monsieur Moumini GUIGUENDE, en service au Secrétariat Permanent du conseil Supérieur des Burkinabè de l’Extérieur (SP/CSBE).

 

  • DEROULEMENT DES TRAVAUX

Les échanges ont porté sur un ensemble de points relatifs à la vie du Comité de Pilotage.

 

  • La présentation du calendrier des activités du Processus de Rabat pour 2018.

Le Secrétariat du Comité de Pilotage a rendu public le programme d’activités du Processus de Rabat, pour la période 2018.

 L’année 2018 sera marquée par des rencontres de grande importance Il s’agit de la Conférence Ministérielle du 2 mai 2018 à Marakech au Maroc à laquelle tous les ministres en charge des Affaires étrangères seront conviés. Ensuite la réunion thématique les 26 et 27 juin 2018 à Paris sur les causes profondes de la migration irrégulière. A ces deux rencontres, il est prévu la tenue d’une Réunion des Fonctionnaires de Haut Niveau sur le suivi du Plan d’Action de la Valette en novembre 2018 en Ethiopie.

 

  • Point de situation sur l’organisation de la Conférence Ministérielle au Maroc.

En effet, le 2 mai 2018, les Ministres en charge des Affaires étrangères des 58 pays membres du Processus de Rabat se réuniront au Maroc pour adopter le Projet de Déclaration Politique et de son Plan d’Action du Programme (joint à la présente note) qui remplacera celui de Rome (2014-2017).

Le délégué du Maroc a donné toutes les assurances concernant les dispositions prises par les autorités de son pays pour la tenue de cet événement.

 

  • la réunion thématique les 26 et 27 juin 2018 à Paris sur les causes profondes de la migration irrégulière.

La représentante de la France a réitéré l’engagement de son pays à organiser les 26 et 27 juin 2018 ladite réunion. Elle sera présidée par la France et la République Sénégalaise assurera la vice-présidence. Mais avant la tenue de la réunion, une équipe de chercheurs sera désignée pour mener une étude de terrain dans un  certain nombre de pays de la sous-région. Pour l’instant, lesdits pays ne sont pas encore connus. Les délégués ont affirmé qu’il y’a urgence à faire vite compte tenu du temps restant.

Par ailleurs, les participants ont aussi échangé sur des points suivants :

  • Etat des commentaires reçus sur le Programme d’Action 2018-2020 ;
  • Présentation des bases de données Plan d’Action Conjoint de la Valette et point de situation sur les formations ;
  • Suivi des négociations sur le Pacte mondial sur les migrations et son impact pour le Processus de Rabat ;
  • Présentation du projet « Management stratégique et institutionnel de la migration en Libye », mis en œuvre par l’ICMPD et financé par l’Union Européenne.

 

  • OBSERVATION ET SUGGESTIONS

II-1   Observation

La réunion ad ’hoc du Comité de Pilotage, tenue à Bruxelles est la toute première pour cette année.

Elle a permis aux participants de passer en revue l’agenda de l’année. L’activité principale est la Conférence Ministérielle, qui sera la cinquième du genre après 2006 à Rabat, 2008 à Paris, 2011 à Dakar et 2014 à Rome. C’est l’instance décisionnelle au cours de laquelle les Ministres en charge des Affaires étrangères adopteront le Programme d’Action 2018-2020. Elle se tiendra à Marrakech le 02 mai 2018.

 

En prélude à notre présidence du Comité de Pilotage du Processus de Rabat, à l’issue de la conférence Ministérielle de Marrakech, Son Excellence Madame l’Ambassadeur a convié le Secrétariat du Comité de Pilotage, l’Union Européenne et la Belgique (Présidente sortante) à un diner dans la soirée du 25 janvier 2018 à Bruxelles. Les différents partenaires se sont engagés à accompagner notre pays durant sa présidence.

 

Monsieur Ousmane BA, Premier Conseiller de notre Ambassade à Bruxelles, a été désigné par Madame l’Ambassadeur pour suivre les questions de migration à Bruxelles.

 

En rappel, un certain nombre de cadres de l’administration burkinabè ont été désignés pour animer notre mandat. Le leadership du Burkina Faso est très attendu dans la mesure où notre pays organisera cette année le Premier Forum de la Diaspora.

 

II-2   Suggestions

Au vu de ce qui précède, les Ministres en charge des Affaires Etrangères seront tous conviés au Maroc en mai prochain.

 En effet, c’est à l’issue de la conférence ministérielle que le Ministre Belge des Affaires Etrangères passera le témoin à son homologue du Burkina Faso, qui assurera la présidence du Comité de Pilotage pour une année pleine. Déjà, le Cabinet de Son Excellence Monsieur le Ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération et des Burkinabé de l’Extérieur doit intégrer dans son agenda la participation du Burkina Faso à la Conférence Ministérielle du 02 mai 2018 à Marrakech.

 Aussi, des réunions thématiques, financées par l’Union Européenne, pourraient se tenir à Ouagadougou au cours de notre mandat.

 

Moumini GUIGUENDE

En marge de la célébration de la Journée internationale des migrants (le 18/12), la Secrétaire d’État du Ministère de l’Économique, des Finances et du Développement, Pauline Zouré, le chef de la Délégation de l’Union Européenne au Burkina Faso, Jean Lamy et la cheffe de Mission de l’organisme des Nations Unies chargé des migrations (OIM) au Burkina Faso, Abibatou Wane, ont procédé à la signature de l’Initiative conjointe Union Européenne – OIM pour la protection et la réintégration des migrants au Burkina Faso et le lancement de ces activités.

D’une durée de trois ans, ce projet financé par le Fonds fiduciaire d’urgence de l’Union européenne pour l’Afrique (FFUE) pour un montant de 8,3 million d’euros ou 5,5 milliards de FCFA, contribuera à la protection, au retour et à la réintégration durable des migrants irréguliers ainsi qu’au renforcement de la gouvernance des migrations. Au Burkina Faso, la protection des migrants sera assurée par le retour volontaire assisté des personnes les plus vulnérables venant de pays tiers, et à travers des accompagnements pour ceux qui sont en transit et bloqués sur le territoire du Burkina Faso.

Depuis le début de l’année 2017, 847 Burkinabè ont pu rentrer volontairement de la Libye avec l’aide de l’OIM et de l'Union Européenne.

Le projet permettra également l’amélioration de la réintégration socioéconomique des Burkinabè de retour et le renforcement des structures et capacités nationales pour une gestion digne et durable de la réintégration. Avec le soutien de l’OIM au Burkina Faso, les activités de réintégration communautaire prévues dans le projet devraient permettre de renforcer les projets de développement communautaire déjà existants en offrant la possibilité aux migrants de retour ainsi qu’aux migrants potentiels et communautés locales de participer au développement de leurs villes et villages.

La composante « sensibilisation » du projet contribuera à informer les migrants, migrants potentiels et les communautés locales quant aux risques de la migration irrégulière. Le projet devrait également permettre de renforcer la collecte et l’analyse des données migratoires en vue de soutenir une conception de politiques et programmes adaptée au contexte Burkinabè.

Ce projet contribuera à la mise en œuvre de la Stratégie nationale pour la migration ainsi que son plan d’action qui a été adopté en février 2017.

https://eeas.europa.eu/delegations/burkina-faso

CCher Ami et Frère Mahamadou ISSOUFOU, Président de la République du Niger

 

Et Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République du Mali

 

Monsieur le Président de l’Assemblée nationale du Ghana

 

Monsieur le 1er Vice-Président de l’Assemblée nationale du Burkina

Monsieur le Président du Conseil constitutionnel

 

Mesdames et Messieurs les Présidents d’Institutions

 

Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement du Burkina, du Mali et du Niger

Mesdames et Messieurs les membres du Corps diplomatique et Représentants des Organisations internationales et interafricaines

 

Mesdames et Messieurs les Représentants des Autorités coutumières et religieuses

 

Chers participants

 

Distingués invités

 

Mesdames et Messieurs

 

Je voudrais, à l’entame de mon propos, traduire toute ma reconnaissance à mes frères et amis les Présidents Mahamadou ISSOUFOU du Niger et Ibrahim Boubacar KEITA du Mali, qui ont bien voulu répondre à mon invitation à prendre part à l’ouverture de cette importante rencontre internationale, malgré leurs agendas particulièrement chargés.

 

Messieurs les Présidents

 

Votre présence traduit votre engagement et votre détermination à œuvrer sans relâche à l’ancrage définitif de la démocratie et de la bonne gouvernance dans vos pays respectifs et en Afrique de façon générale.

Permettez-moi ensuite, distingués participants, de vous souhaiter à tous la bienvenue, avec une mention particulière au Président de l’Assemblée nationale du Ghana et sa délégation, ainsi qu’à celles et ceux venus d’autres pays.

Je m’en voudrais de ne pas remercier tous ceux qui ont porté sur les fonts baptismaux l’initiative de cette conférence.

Il s’agit du Mouvement Mondial pour la Démocratie, du Centre pour l’Entreprise Privée Internationale, et de Africa Business Center de la Chambre de Commerce des Etats-Unis d’Amérique.

 

Honorables invités

Chers participants

 

La problématique de la gouvernance est devenue une préoccupation commune, aussi bien en Afrique que dans les autres régions du monde. Par ailleurs, de nos jours, elle n’est plus considérée comme l’apanage des seuls hommes politiques.

En effet, la société civile, le monde des affaires et les partenaires sociaux se sont aussi progressivement investis dans la promotion et la défense de la bonne gouvernance, lui donnant un caractère véritablement démocratique.

Le peuple Burkinabè en a pris la pleine mesure en rejetant massivement et définitivement, par l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014, une gouvernance devenue peu vertueuse au fil du temps, et s’est résolument engagé à asseoir les bases d’institutions démocratiques fortes, guidées par la quête permanente d’une gouvernance transparente et inclusive.

 

Excellences Messieurs les Présidents

Mesdames et Messieurs

 

Le thème de cette conférence, « Gouvernance, Démocratie et Affaires », se veut une interpellation.

Comment en effet créer une interaction dynamique entre les pouvoirs publics, le secteur privé, la société civile et les partenaires sociaux, acteurs différents mais complémentaires, pour faire de la bonne gouvernance le socle d’un développement économique et social durable, au profit de tous ?

Comment les entreprises peuvent-elles être renforcées, afin qu’elles soient à leur tour en mesure de soutenir la démocratie et la gouvernance ?

Je voudrais ici saluer la perspicacité et le mérite des initiateurs de la présente rencontre. Comme eux, nous avons la conviction qu’une synergie bien comprise et harmonieuse entre ces acteurs contribuera à accroître les opportunités de participation citoyenne à la gestion de la cité, et à élargir les espaces de liberté économique.

 

Distingués participants

 

Durant deux jours, vous aurez l’opportunité d’échanger sur vos expériences, de partager de bonnes pratiques et de nourrir la réflexion sur cette problématique. Force est en effet de constater que notre époque a mal à son éthique. C’est pourquoi, je vous exhorte à mener des débats francs, afin d’apporter une contribution substantielle aux travaux du Forum mondial annuel organisé par le Mouvement Mondial pour la Démocratie, qui se tiendra en mai prochain à Dakar.

Honorables invités

Mesdames et Messieurs

 

Tout comme le développement, la gouvernance et la démocratie se nourrissent aux sources de la paix et de la sécurité.

C’est la raison pour laquelle, conscient de l’importance de la question sécuritaire dans le développement économique du pays, le Gouvernement burkinabé s’est doté, d’une part d’une feuille de route à l’issue du Forum sur la sécurité qu’il a organisé du 24 au 26 octobre 2017, visant à instaurer un système de sécurité efficace et responsable et d’autre part d’une loi de programmation militaire quinquennale.

Il s’est également et fortement engagé à construire avec les autres pays du G5-Sahel, un partenariat opérationnel, adapté à la nature des nouvelles menaces que sont le terrorisme, les trafics illégaux et l’extrémisme violent.

Enfin, le lancement par le Gouvernement du Programme d’Urgence pour le Sahel, destiné à réduire les vulnérabilités structurelles de cette région, a pour objectif de s’attaquer aux causes profondes et aux facteurs favorisant le terrorisme que sont la pauvreté, le désœuvrement des jeunes et le manque d’infrastructures socio-économiques.

Toutes ces actions visent à améliorer et la sécurité des Burkinabè, et celle des investissements publics et privés sur l’ensemble du territoire national.

 

Excellences Messieurs les Présidents

Mesdames, Messieurs

 

Mon souhait est que vos échanges permettent de tracer les sillons d’une « gouvernance concertée » au service du développement économique et social de nos pays, chaque acteur jouant sa partition dans l’intérêt général.

En vous souhaitant à tous un bon séjour à Ouagadougou, je déclare ouverte la conférence de Ouagadougou sur le thème « Gouvernance, Démocratie et Affaires ».

 

Je vous remercie !

En partenariat avec l’Organisation Internationale des Migrations(OIM) et l’Union Européenne, le Burkina Faso rapatrie ses ressortissants victimes d’exactions en Libye. Une vingtaine d’entre eux, ont de ce fait regagné la mère patrie dans la nuit du 11 janvier 2018.

 

C’est aux environs de 20 heures que les vrombissements de l’Airbus de la compagnie Tunisair ont brisé le silence précaire qui régnait sur l’aéroport de Ouagadougou en cette nuit du 11 janvier. Au nombre des voyageurs de ce vol commercial, dix-neuf (19) Burkinabè qui à la poursuite du bonheur ont plutôt vécu l’horreur de la négrophobie ambiante qui prévaut en Libye. « Même les animaux sont mieux considérés que nous. Lorsqu’on voit un Noir dans la rue, on le met en prison. Après quoi, on somme ses parents d’envoyer de l’argent pour sa libération au risque de le voir mourir. Plus chanceux, certains sont rackettés où se voient refuser d’être rétribués pour les services qu’ils ont rendus », relate Mohamed Compaoré, 23 ans, originaire de Boulgou qui dit être parti en Libye, il y a environ quinze(15) mois.

Tout en remerciant le gouvernement pour les avoir sauvés, ce jeune l’exhorte à tout faire pour rapatrier les autres Burkinabè qui y sont toujours. A ceux qui seraient tentés par l’aventure, il conseille d’y renoncer au plus vite : « Il arrive qu’on tue des gens parce que leurs parents n’ont pas payé la rançon. Je regrette amèrement d’être parti en Libye. » « Moi, j’avais fait quelques économies, mais des policiers ont tout retiré y compris mon téléphone portable. Nous n’avons plus rien » confie un autre migrant.

Pour la ministre déléguée chargée de la Coopération régionale Rita Solange Agneketoum qui les a accueillis, il s’agit d’un retour volontaire organisé par l’ambassade du Burkina en Libye appuyée par l’OIM. L’option d’un vol commercial s’explique par le fait du faible effectif des migrants, ce qui ne permettait pas un vol spécial. Depuis 2011, le Burkina a rapatrié 2958 de ses ressortissants de Libye et ce retour porte à 1405 le nombre de rapatriés pour la seule année 2017. Les Burkinabè dans ce pays sont estimés à environ 4000, même si « leur grande mobilité fait qu’on ne peut pas avoir des chiffres précis » a-t-elle indiqué.

Ils seront hébergés au centre de transit sis à Somgandé où ils se verront procurer des soins médicaux et psychosociaux nécessaires administrés par une équipe composée des volontaires de la Croix-Rouge, de l’OIM et du Conseil National pour le Secours d’Urgence et de Réhabilitation(CONASUR). Le lendemain, des kits contenant des articles de toilettes et une somme symbolique de 30 000F leur seront octroyés pour leur permettre de rentrer dans leurs localités respectives.

En plus de ces dons et grâce au partenariat entre différents organismes, ils vont bénéficier d’une assistance technique qui leur permettra de s’auto-prendre en charge à travers des activités génératrices de revenus, et ce, en fonction des besoins que chacun aura exprimés.

Soumana Loura 
Lefaso.net

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