Actualités

Le Burkinabè Brahima Sanou, candidat de l'Union africaine au poste de Vice-secrétaire général de l'Union internationale des télécommunications (UIT) a affirmé vendredi à Genève que sa vision était « de donner un visage humain » aux Technologies de l'Information et de la Télécommunication (TIC). Brahima Sanou s'adressait au Groupe africain au niveau des ambassadeurs.

Brahima Sanou dont la candidature a été endossée en juillet dernier par l'Union africaine, est également assuré du soutien de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Il a été présenté au Groupe africain au niveau des ambassadeurs et au Groupe des ambassadeurs francophones. Ce fut l'occasion pour le candidat de livrer aux personnalités présentes, sa vision qui est de remettre l'homme au centre de l'évolution de la technologie .
« Je suis candidat au poste de Vice-Secrétaire général de l'UIT en ce moment précis de l’histoire de l’humanité et de l’économie numérique où nous devons revisiter notre rapport à la technologie avec l’émergence des megadonnées où vos données personnelles sont devenues des marchandises, de l’internet des objets où tous les objets seront connectés et l’intelligence artificielle qui prendra des décisions qui jusqu'à présents étaient prises par les hommes », a déclaré le candidat du Burkina et de l'Union africaine. 
Et le moins que l'on puisse dire est que Brahima Sanou sait de quoi il parle. L'homme évolue depuis plus de 35 ans dans le secteur des télécommunications et depuis 2010, il occupe le poste de directeur du Bureau de développement des télécommunications(BDT) de l'UIT. « Une expérience unique de travail sur le terrain qui, selon l'Ambassadeur Représentant permanent-adjoint, Chargé d'affaires a.i, Seydou Sinka, lui confère les atouts nécessaires pour faire appréhender les opportunités des TIC aux pays membres de l'UIT en général et aux pays africains en particulier ».
En novembre 2017, Brahima Sanou a reçu le prestigieux «Prix du Leader Africain de l'Année» en reconnaissance de sa contribution exceptionnelle au développement.
« Brahima Sanou, a déclaré l'Ambassadeur Seydou Sinka, incarne la vision, l'engagement, l'énergie et l'enthousiasme indispensables a la mise en oeuvre des solutions TIC pour le développement durable ».
De fait, le candidat de l'Union africaine ambitionne d'accélérer l’atteinte des objectifs de développement durable en matière de santé, d’éducation, d’autonomisation des femmes ou d’emploi pour les jeunes.
« En d'autres termes, a-t-il indiqué, ma vision est de donner un visage humain aux TIC, par exemple en transformant le sac d’écolier en tablette ou smartphone enfin de donner à un enfant né au Burkina Faso, en Zambie, à Djibouti ou à Sao Tome et Principe, les mêmes chances dans la vie qu’un enfant né en France, aux Etats-Unis ou au Japon ».
Et pour y parvenir, Brahima Sanou entend promouvoir la mise en place d'une infrastructure des TIC en large bande fiable et sécurisée et surtout l'utilisation des TIC pour le développement. Pour le reste, le candidat de l'Union africaine sait compter sur le génie inné des Africains.

Action et obligation de résultat

« En ce qui concerne les TIC, c'est tout simplement le cerveau humain et ça c'est la chose la mieux partagée. Et je pense que nous avons beaucoup d'atouts dans ce domaine. Parce que nous sommes intelligents en Afrique par nécessité. Nous sommes obligés d'inventer beaucoup de choses et si on mise sur les TIC, cette créativité peut nous faire avancer très loin et aussi contribuer à la paix mondiale », explique t-il.
Déjà en tant que Directeur du BDT, Brahima Sanou avait initié la coopération avec l'UNESCO en co-organisant un forum entre le secteur des TIC et le secteur de l'éducation pendant la Semaine de l'apprentissage mobile.
En 2016, Nous avons co-organisé avec l'OMS une table ronde interministérielle entre les ministres des TIC et les Ministres de la santé. Les deux organisations travaillent ensemble sur le programme Be Mobile- Be Healthy sur les maladies non transmissibles tel que le diabète, et le cancer. Le directeur du BDT vient de signer avec la Directrice régionale de l'OMS pour l'Afrique, Dr. Matshidiso R. Moeti, un programme commun de 10 millions de dollars pour promouvoir la couverture sanitaire universelle en Afrique en utilisant les TIC. Brahima Sanou a aussi initié la coopération avec la FAO avec laquelle un toolkit de mise en place d'une stratégie de e-agriculture a été co-publié. Last but not least, un ambitieux programme de formation en compétences digitales de 5 millions de jeunes d'ici 2030, initié en collaboration avec le BIT. « Ce programme me tient particulièrement à cœur car il est estimé que dans un future proche, 95% des emplois décents vont requérir des compétences digitales. Ce programme est pour moi un point d'encrage pour repositionner la main d'œuvre des pays en développement et contribuer à la paix mondiale », a indiqué le candidat africain..
Ce poste de Vice-secrétaire général de l'UIT sera donc un tremplin pour parachever, avec des coudées plus franches, des actions initiées a l’échelon inférieur. Et tout cela, Brahima Sanou en a fait le serment, dans la transparence, l'équité, le mulitculturalisme, le multilinguisme et la concertation permanente. Volonté d'agir et obligation de résultat, seront les maître-mots du mandat du candidat de l'Union africaine.
Le Groupe des Ambassadeurs africains par la voix de son coordonnateur a rassuré le candidat quant à son soutien. « La candidature a été endossée par les Chefs d’État. Nous ne pouvons avoir une autre position que nos Chefs d’États », a notamment affirmé Appolinario Correa de l'Angola, invitant Brahima Sanou à « travailler pour la cause africaine ».

Mathieu Bonkoungou
Ambassade Mission permanente du Burkina à Genève.

Le troisième volet du Sommet UA-UE, qui s'est tenu les 29 et 30 novembre 2017 à Abidjan, a concerné les migrations et la mobilité. Pour le Président du Faso, « Il a été noté qu’il était important d’organiser la mobilité, que ce soit aussi bien des étudiants, des chercheurs que des entrepreneurs. Une mobilité légale entre nos différents continents, mais que nous devons lutter justement contre ce que nous constatons aujourd’hui et ce qui a été révélé en Libye, le trafic des migrants. Cela a entraîné des mesures qui doivent être prises dans le cadre de la coopération internationale aussi bien au niveau des polices qui sont des mesures judiciaires, c’est-à-dire que ces gens seront poursuivis au plan de la justice comme posant des actes qui vont contre les droits de l’homme et considérés également comme des crimes contre l’humanité. Donc, les passeurs doivent subir des sanctions, une répression sans faille. Il a été également instruit que dans le cadre de cette coopération, tous leurs comptes dont on connaît les disponibilités doivent être scellés. Nous avons également au cours de cette discussion noté que depuis 2014, près de 13 000 migrants ont été rapatriés dans les différents pays africains. Aujourd’hui, selon les informations, le nombre de migrants qui se sont déclarés prêts pour le retour est d’environ 3 600 Africains et le Royaume du Maroc a pris l’engagement de donner les avions pour que ces rapatriements puissent se faire au plus tôt ».

GUIGUENDE Moumini

Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Burkinabè de l'Extérieur, SEM Alpha_Barry a exprimé sa désapprobation sur la situation des migrants en Lybie, victimes de pratiques esclavagistes, au cours d'un entretien avec le Chargé d'affaires de l'ambassade de la Lybie au Burkina. Le chef de la Diplomatie burkinabè a appelé à mettre fin très rapidement à cette situation jugée inacceptable.

MAECBE

Pacte mondial sur les migrations : vision de l’OIM

  1. Le 19 septembre 2016, les Nations Unies ont adopté la Déclaration de New York pour les réfugiés et les migrants, au titre de laquelle les Etats membres se sont engagés à élaborer un pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières. L’OIM estime que ce processus offre à la communauté internationale une occasion rare d’apporter une contribution déterminante à la gouvernance mondiale des migrations. Le pacte mondial, tel que l’envisage l’OIM, permettra de renforcer la coordination sur les questions multidimensionnelles de la migration internationale et servira de cadre global de coopération internationale dans le domaine de la migration et de la mobilité humaine et sur tous les aspects des migrations internationales.

Comment le pacte mondial peut-il donner corps à cette vision ?

  1. Le pacte mondial peut donner corps à cette vision s’il :
    1. Reconnaît que des migrations internationales sûres, ordonnées et régulières apportent des avantages aux Etats et aux migrants ;
    2. Reconnaît que les principes qui sous-tendent des migrations internationales sûres, ordonnées et régulières s’appuient sur les normes, règles et principes internationaux pertinents;[1]
    3. Reconnaît dans leur globalité tous les aspects des migrations internationales qui appellent une coopération mondiale inter-Etats ;
    4. Reconnaît les obligations incombant à toutes les parties prenantes, ainsi que les engagements et les accords exigés d’elles dans le domaine des migrations internationales ;
    5. Evalue et analyse systématiquement les politiques et pratiques efficaces concernant l’ensemble des questions relatives à la migration[2] à l’échelle locale, nationale, régionale et mondiale ;
    6. Indique des moyens permettant de traduire les principes, engagements et accords en des objectifs concrets et réalisables, présente les possibilités qui s’offrent en matière de gouvernance de la mobilité, encourage la migration régulière, s’attaque aux dimensions des crises se rapportant à la mobilité, et propose des solutions novatrices et pratiques largement applicables ;
    7. Est réalisable, indique les lacunes qui subsistent dans les engagements et les accords, et identifie les obstacles et les difficultés responsables et découlant de ces lacunes ;
    8. Offre une tribune de suivi et d’examen des progrès.

Qu’est-ce que cela supposera ?

  1. En donnant corps à cette vision, le pacte mondial sur les migrations deviendra un cadre fédérateur régissant la gouvernance mondiale des migrations grâce à un ensemble de principes communs, d’engagements et d’accords. Il accordera une place centrale aux droits, aux besoins, aux capacités et aux contributions des migrants, afin de garantir leur sécurité, leur dignité et leurs droits de l’homme. Le pacte mondial a pour objet de réaliser le potentiel de développement des migrants et d’exploiter les avantages indirects qu’apporte la migration aux sociétés d’origine et d’accueil et, à cet effet, mettra à la disposition des Etats une série de principes directeurs et d’outils connexes devant permettre de gérer les migrations avec efficacité et dans le respect de la dignité humaine, d’encourager la migration régulière et de prévenir la migration irrégulière. Il marquera une étape clé vers l’avènement d’un monde où la migration est un choix et non plus une nécessité, et où elle est bien gérée et peut être une force positive pour les personnes, les sociétés et les Etats. Ce faisant, il contribuera à la facilitation de migrations sûres, ordonnées et régulières, améliorant par là la protection des droits de l’homme des migrants ; à la réduction des migrations forcées et irrégulières et, le cas échéant, à l’atténuation de leurs incidences ; et aux mesures prises face aux conséquences pour la mobilité des catastrophes naturelles et d’origine humaine.

Le Cadre de gouvernance des migrations : un outil utile pour donner corps à cette vision

  1. Afin de donner corps à cette vision, les parties prenantes pourraient s’inspirer des trois principes ci-après du Cadre de gouvernance des migrations, adopté par les Etats Membres de l’OIM en tant que cadre global en la matière.

Adhésion aux normes internationales et garantie des droits des migrants

  1. Le pacte mondial sur les migrations devrait être fondé sur les normes internationales, y compris celles relatives aux droits des migrants. Son élaboration pourrait permettre, au terme de consultations avec les parties prenantes, d’avoir un aperçu complet des politiques actuelles de gestion des migrations qui sont efficaces et de celles qui ne le sont pas. De la sorte, le pacte mondial pourrait proposer des solutions novatrices et pratiques aux défis communs, qui pourraient être largement appliquées. Ces solutions pourraient, entre autres, porter sur l’adoption de politiques de migration de main-d’oeuvre plus souples, et sur la fourniture d’un soutien additionnel aux mesures d’intégration, y compris les efforts de lutte contre la discrimination et la xénophobie.

Approches fondées sur des éléments factuels et associant l’ensemble des acteurs publics

  1. Etant donné la complexité du phénomène migratoire, le pacte mondial devrait souligner l’importance, lors de la définition d’une politique migratoire, d’adopter une approche globale associant l’ensemble des acteurs publics, qui tienne compte des articulations de la migration avec d’autres domaines d’action essentiels, tels que le développement, le changement climatique, et la paix et la sécurité. A cet effet, il importe que le processus bénéficie non seulement de la participation de toutes les administrations publiques s’occupant d’une manière ou d’une autre de la gestion des migrations, mais aussi des contributions des principaux acteurs locaux.
  2. La migration est une question socioéconomique de poids qui gagnera inévitablement en importance. Malheureusement, les débats communautaires qui lui sont consacrés sont souvent très politisés et de plus en plus teintés de xénophobie. L’un des plus grands défis que doivent relever ceux qui s’efforcent de promouvoir un débat rationnel et la formulation de politiques migratoires équilibrées est de mettre en place une plateforme fondée sur des éléments factuels sur laquelle s’appuyer.
  3. Le pacte mondial devrait être considéré comme une occasion de recadrer le discours sur la migration, pour qu’il cesse de véhiculer des idées trompeuses ou faussées et donne une image exacte de l’importance que revêt la migration et du rôle positif qu’elle peut jouer dans le monde actuel. A cet effet, le pacte mondial pourrait permettre de clarifier les concepts essentiels et la terminologie se rapportant à la migration, et proposer des moyens d’améliorer la collecte et l’analyse des données. Le Centre mondial d’analyse des données sur la migration de l’OIM à Berlin serait bien placé pour apporter son concours à cet égard, de même que la société civile et les milieux universitaires, dans le cadre du processus de consultations sur le pacte mondial. Les recommandations de ce dernier seront elles-mêmes fondées sur l’analyse des données et les travaux de recherche.

Stimuler et nouer de solides partenariats

  1. L’un des principaux défis qui se poseront au pacte mondial sera de concilier les intérêts des pays d’origine et de destination en matière de politique et de gouvernance des migrations. Pour y parvenir, le pacte mondial devrait viser à stimuler de solides partenariats inter-Etats sur la migration, en reconnaissance du principe selon lequel la migration devrait être considérée comme étant mutuellement bénéfique pour toutes les parties intéressées. Le processus de négociations sur le pacte mondial devra tenir compte des multiples réalités et points de vue régionaux à la faveur de consultations transparentes et sans exclusive. La contribution et la participation de tous les acteurs de la scène migratoire mondiale à l’élaboration du pacte mondial et à l’établissement d’un solide consensus offriraient la garantie que toutes les parties prenantes s’en approprient le résultat. Grâce à son processus d’examen, le pacte mondial pourrait également aider les Etats à améliorer la coopération internationale en matière de gouvernance des migrations, et s’inspirer des mécanismes de coopération existants.

Conclusion

  1. Le pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières offre la promesse de doter la communauté internationale d’une approche inédite de la gouvernance des migrations. Bien qu’il s’agisse d’un processus ambitieux, le texte convenu sur lequel il débouchera devra être ancré dans la réalité. Il devra souligner l’importance, pour surmonter les défis et récolter les fruits de la migration, d’adopter une approche globale qui associe la volonté d’obtenir des résultats concrets fondés sur de solides éléments factuels à la nécessité de veiller à des partenariats étroits entre les Etats, la société civile, le secteur privé et d’autres parties prenantes. A cet égard, le pacte mondial sur les migrations offre à la communauté internationale l’occasion d’abandonner les approches défensives, d’envisager un avenir commun dans lequel les migrations sont sûres, ordonnées et régulières, et de définir les mesures à prendre pour donner corps à cette vision.

                   www.iom.int

 

Des journalistes de la chaîne de télévision américaine, CNN, ont filmé une vente aux enchères de migrants venus de la partie subsaharienne de l’Afrique comme des esclaves en Libye. Ces révélations ont provoqué une onde de choc sur les réseaux sociaux où plusieurs personnalités politiques ou du monde de la culture en Afrique et au sein de sa diaspora, ont fait entendre leur extrême indignation. Le Président du Faso, Roch Christian Marc Kaboré est également monté au créneau dans un tweet dans lequel il a condamné cette ignominie: « Je condamne avec la plus grande fermeté les horreurs abominables subies par les migrants en Libye et appelle les autorités Libyennes à sévir vigoureusement contre le trafic d’êtres humains ».

 

GUIGUENDE MOUMINI

En vue de la Cinquième Conférence Ministérielle Euro-Africaine sur la Migration et le Développement, le Processus de Rabat a convoqué une réunion des Fonctionnaires de Haut Niveau (SOM) à Accra pour valider le nouveau projet de programme de coopération pluriannuel 2018-2020, qui sera ensuite adopté au niveau ministériel en 2018. La SOM, qui était accueillie par la République du Ghana et présidée par le Royaume de Belgique, a marqué un jalon dans le processus de consultation qui a été lancé plus tôt cette année, afin de soutenir le développement du nouveau cadre stratégique, qui remplacera le Programme de Rome en 2018.

L'objectif principal de cette réunion de deux jours était de discuter et d'approuver les projets de Déclaration Politique et de Plan d'Action qui composent le nouveau programme de coopération pluriannuel. Comme l'a rappelé l'Ambassadeur Michel Lastschenko, Envoyé Spécial pour la Migration et l'Asile et représentant du Royaume de Belgique lors de la cérémonie d'ouverture: “Les textes répondent aux mêmes objectifs que le Plan d’Action de la Valette, et s’inscrivent dans une même volonté de mieux comprendre les causes profondes de la migration, de mieux assurer la protection des migrants et des demandeurs d’asile, de favoriser la mobilité et la migration légale, y compris les mesures permettant le retour, la réadmission et la réintégration, de prévenir la migration irrégulière, le trafic des migrants et la traite des êtres humains et de lutter contre ces phénomènes.” 

En ce qui concerne ces défis, Son Excellence M. William Hanna, Ambassadeur de l'Union Européenne au Ghana, a déclaré qu'ils ne pourraient:

"(...) être traités efficacement qu’en coopération avec les pays d'origine, de transit et de destination dans l'esprit de partenariat, de responsabilité partagée et de solidarité. Ce sont les principes fondateurs du Processus de Rabat (...)."

Il a en outre ajouté que: "Cela nécessite une réponse politique soigneusement conçue, équilibrée et durable (et) l'implication de toutes les parties prenantes dans le processus, y compris les États, la société civile, les médias, les autorités locales et le secteur privé, ainsi que la diaspora, les migrants et leurs familles."

Les intervenants à la cérémonie d'ouverture ont également rappelé aux participants la dimension humaine de la migration et de “(...) ne jamais oublier, malgré nos responsabilités nationales, que la sécurité de nos États, de nos frontières, ne peut jamais l’emporter sur la sécurité et la dignité des migrants, quels qu’ils soient.”, comme M. Lastschenko l'a déclaré, et M. Hanna a souligné dans sa déclaration:

“La question n'est pas de savoir comment on peut ‘arrêter’ la migration. La question est de savoir comment elle peut être mieux gérée."

Outre les représentants des pays partenaires et des organisations internationales, deux organisations de la société civile (la Commission Internationale Catholique pour les Migrations, et l'Observatoire Ouest-Africain des Migrations) ont assisté à la SOM en qualité d'observateurs. Leur invitation constitue un développement remarquable puisque, auparavant, la société civile n'avait été invitée à participer qu'à des réunions techniques du Processus de Rabat et non pas de haut niveau ou politiques.

Alors que l'ordre du jour de la première journée portait principalement sur l'examen du projet de Déclaration Politique, le deuxième jour était entièrement consacré à l'examen du projet de Plan d'Action et, en particulier, de sa mise en œuvre et de la valeur ajoutée du Processus de Rabat en tant que plateforme régionale d’échange.

Cinq groupes de travail parallèles ont permis aux participants d'examiner en détail toutes les questions en jeu. Chaque groupe de travail s’est concentré sur l'un des cinq domaines du Plan d'Action Conjointe de La Valette 2015, qui sera également reflété dans le futur programme de coopération du Processus de Rabat:

  • Avantages des migrations en termes de développement et lutte contre les causes profondes de la migration irrégulière et du phénomène des personnes déplacées;
  • Migration légale et mobilité;
  • Protection et asile;
  • Prévenir la migration irrégulière, le trafic de migrants et la traite des êtres humains et lutter contre ces phénomènes;
  • Retour, Réadmission et Réintégration.

Dans chaque groupe de travail, un pays partenaire Africain et un pays partenaire Européen ont été invité à partager une étude de cas ou un cas de réussite; cela a été suivi de discussions approfondies.

Le nouveau programme de coopération pluriannuel tiendra compte des nouvelles réalités des défis migratoires et reflétera le rôle évolutif du Processus de Rabat en tant que dialogue régional sur les migrations et sa responsabilité de surveiller la mise en œuvre du Plan d'Action Conjoint de La Valette. À cette fin, et compte tenu du court délai de mise en œuvre, le futur programme de coopération pluriannuel accordera une attention particulière à la définition d'objectifs réalistes et réalisables qui valorisent le cadre intergouvernemental existant, et s’inscrivent dans les spécificités du Processus de Rabat en tant que forum Euro-Africain pour un dialogue et une coopération équilibrés.

La réunion s'est achevée par l'approbation du projet de Déclaration Politique et du Plan d'Action, prêts à être officiellement adoptés lors de la cinquième Conférence ministérielle qui se tiendra à la mi-2018. 

 

Le Secrétariat Processus de Rabat

Les informations en provenance de Libreville ne sont pas des meilleures ces derniers temps pour nos compatriotes qui y vivent. En moins de deux mois, deux d’entre eux ont été retrouvés morts, dans des circonstances non encore élucidées.

 

Mercredi 13 septembre 2017, prison centrale de Libreville au Gabon. Jean Paulin Koudougou Nikièma, un Burkinabè vivant au pays d’Oumar Bongo est retrouvé mort dans sa cellule. Si la version officielle, dans un premier temps a privilégié la piste de la mort naturelle, cette assurance a été relativisée par les fins limiers. Pendant que le dossier Nikièma suit encore son cours, le mauvais sort est revenu à la charge.

Lundi 23 octobre 2017, une autre nouvelle dans le même registre : Inoussa Guéné a été retrouvé mort à son poste. Dans des circonstances tout aussi troublantes. Sur sa page Facebook, Clément Somé le délégué du Conseil Supérieur des Burkinabè de l’Extérieur (CSBE) au Gabon décrit la scène...du crime : “C’est le patron de la société qui est arrivé vers 07h30 le lundi 23 et voyant que le portail de la société est toujours fermé ce qui est inhabituel, demande au premier employé arrivé juste après lui de prendre le mûr pour voir ce qui se passe à l’intérieur de la concession puisque le gardien ne répond même pas au téléphone. Et c’est là qu’il découvre le corps sans vie du gardien Guéné Inoussa accroché à la grille d’une des fenêtres du bâtiment à l’aide d’une courroie de transmission d’un engin.”

Et certains de ses compatriotes de parler “d’assassinat maquillé en suicide”. Après les enquêtes préliminaires de police, les résultats du médecin légiste suggéreront la même piste : “la mort est survenue suite à une asphyxie et non une pendaison”. Inoussa Guéné a été inhumé le 24 octobre, alors que les circonstances exactes de son décès ne sont pas encore connues.

Saura t-on un jour la vérité sur ces drames à répétition ? D’ores et déjà, M. Somé annonce que comme dans le dossier Nikièma, une plainte sera déposée contre X, afin que les auteurs de cet autre meurtre soient punis conformément à la loi.

Lefaso.net

 

Le jeudi 09 septembre 2017 à Ouagadougou, un atelier d’appropriation de la Stratégie Nationale de Migration (SNMig) et de son Plan d’Action a été organisé au bénéfice des acteurs intervenant dans le domaine de la migration au Burkina Faso.

L’atelier a été un cadre d’échanges pour une meilleure appropriation des documents ci-dessous cités mais également pour l’élaboration du Plan de travail 2018 de la SNMig.

L’atelier qui a été organisé par la Direction Générale de l’Économie et de la Planification (DGEP) du Ministère chargé des Finances, a été présidé par Monsieur le Directeur des Politiques des Populations en l’absence du Secrétaire Général du Ministère, empêché.

Le présent compte rendu porte sur le déroulement des travaux de même que sur quelques observations et suggestions.

 

  • Déroulement des travaux

Il a porté sur deux points à savoir les présentations de la SNMig et de son Plan d’ Action et aussi du projet de plan de travail 2018.

1-1-Présentation de la SNMig et de son Plan d’Action

S’agissant de la présentation de la SNMig et de son Plan d’Action, le Directeur des Politiques de Population est revenu sur son processus d’élaboration, qui a débuté en 2002. Il a certes été long, mais cela a permis d’avoir un document de qualité.

Par ailleurs, il a insisté sur le contexte et la justification de la SNMig. En effet, les migrations interne et internationale sont des réalités au Burkina Faso. Elles ont contribué à structurer notre société. Dans un tel contexte, il était opportun de mettre en place une stratégie qui est un document de référence en matière de migration au profit de l’ensemble des acteurs.

En outre, il a insisté sur les fondements de la SNMig. En effet au plan international comme au plan national, la SNMig tire son existence de l’ensemble des textes auxquels notre pays est partie.

Le présentateur a conclu son intervention sur la vision de la stratégie qui porte entre autres sur la protection et la garantie des droits des migrants, sur la contribution des migrants au développement du Burkina Faso.

 

1-2- Examen du projet de plan de travail

Les échanges ont porté sur les (05) axes stratégies qui structurent la SNMig. Il s’agit :

  • Axe 1 : Renforcement de la complémentarité entre villes et campagnes et entre les différentes régions ;
  • Axe 2 : Protection et garantie des droits des migrants ;
  • Axe 3 : Migrations internationales et réduction de la pauvreté ;
  • Axe 4 : Réalisation d’études et recherches sur les migrations ;
  • Axe 5 : Renforcement des capacités nationales de coordination des questions de migration.

Le montant global pour la réalisation de la SNMig à l’horizon 2025 est de 10.291.226.254 F CFA.

En ce qui concerne l’année 2018, le montant total s’élève à 781.698.415 F CFA. Les sources de financement sont l’État, les Partenaires Techniques et Financiers, les Collectivités Locales et la Société Civile.

Au cours des interventions, les participants ont pu apprécier la pertinence des activités qui ont été programmées et les résultats attendus.  Chacun en ce qui le concerne s’est engagé à réaliser les activités dévolues à sa structure, toute chose qui contribuera à la mise en œuvre effective de la SNMig.

  • Observation et suggestions

L’atelier a permis aux participants de s’approprier les grandes orientations de la SNMig et de son Plan d’Action.

Les participants ont pu identifier les activités qui seront inscrites dans le plan de travail 2018 de la SNMig.

Par ailleurs, il sera mis en place un cadre d’échanges entre les différents acteurs clés chargés de la gestion des migrations au Burkina Faso.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la SNMig, le SP/CSBE est responsable de l’actualisation et de la reproduction de 1.000 exemplaires du Guide des Burkinabè de l’étranger. Il faut souligner que le Guide existe déjà sur le site web de la diaspora.

Mais, jusqu’à présent il n’existe pas de programmation financière pour la reproduction du Guide dans la mesure où, les représentants du SP/CSBE aux différentes réunions n’ont jamais fait une proposition dans ce sens. La programmation serait une bonne chose pour le SP/CSBE.

Si la programmation financière est faite mais au cas où la structure ne serait pas en mesure d’exécuter l’activité, le Comité de coordination de la SNMig a pris l’engagement de solliciter l’appui des partenaires.

GUIGUENDE MOUMINI

Etats Unis: Un Burkinabè en détention pour enlèvement et attouchement inapproprié sur une femme.

La nouvelle est tombée fait couler beaucoup d’encre dans la presse à Pittsburgh, ville située à l’ouest de l’Etat de pennsylvanie.

Selon les informations diffusées par la chaîne de télévision WPXI, la victime a commandé un taxi et s’est trompée pour entrer dans le taxi de Soumana Dao qui est affilié à la même compagnie mais, il n’était pas en service. Selon la police de la localité Soumana aurait répondu à l’affirmatif quand la femme lui ait demandé si il était le taxi qu’elle a commandé. C’est une fois dans la voiture que la femme aurait remarqué que le conducteur prenait une autre direction qui n’était pas celle qu’elle a indiqué.

Une fois à domicile, Soumana Dao selon la même source policière aurait touché la femme de manière inappropriée et c’est suite à ses cris de détresse qu’un voisin à alerté la police.

Une enquête a été ouverte et le procès est prévu pour le 25 octobre prochain. La compagnie de taxi a retiré Soumana de la liste de ses chauffeurs.

Nous vous reviendrons sur cette affaire dans les jours à venir avec plus d’informations.

NB: Cela fera le 2ème Burkinabè accusé de telles pratiques.

Burkina Actu & Mag

Visite du Président du Faso à Genève : Les Burkinabè de la Suisse veulent apporter leurs pierres à la construction de l’édifice national
C’était une première pour la communauté burkinabè vivant en Suisse d’être reçue par le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE le dimanche 15 octobre 2017 pour des échanges directs. La rencontre s’est focalisée sur les développements de l’actualité nationale. 
Les Burkinabè vivant en Suisse ont fait résonner les instruments de musique traditionnelle du pays sur les bords du Lac Léman pour accueillir le Président du Faso. Ils sont venus de plusieurs régions de la Confédération helvétique pour échanger avec le Président du Faso. Vivant loin de la terre natale, nos compatriotes de la Suisse ne sont pas moins connectés aux réalités du pays. Face au chef de l’Etat, ils ont donné leur lecture de l’évolution de l’actualité nationale, en mettant en exergue leurs préoccupations liées aux questions de justice pour les dossiers du putsch manqué, des assassinats politiques et des crimes économiques. Les compatriotes vivant en Suisse ont également voulu être rassurés par le chef de l’Etat sur les questions de sécurité alimentaire et de l’accès à la formation professionnelle pour créer plus d’emplois au profit des jeunes. Ils ont souhaité de la part du gouvernement burkinabè, des efforts pour maîtriser l’inflation dans les transactions immobilières. Par la voix de Monsieur Désiré DABIRE, Secrétaire exécutif de l’Association des Burkinabè de la Suisse, ils ont interpellé le gouvernement sur les défis sécuritaires qui selon eux freinent l’élan de certains investisseurs. 
Le Président Roch Marc Christian KABORE a tenu à rassurer les Burkinabè vivant en Suisse sur les dispositions prises par le Gouvernement pour garantir la sécurité à l’intérieur du pays. Il a aussi évoqué les dispositions prises au niveau sous régional pour limiter les déplacements des terroristes le long de nos frontières. Sur les questions de la cohésion nationale, le Président du Faso a fait remarquer que « sans la vérité et la justice, la réconciliation est un vain mot ». Pour aller vers cette réconciliation tant souhaitée, le Haut Conseil pour la Réconciliation et l’Unité nationale (HCRUN) épluche plus de 5000 dossiers liés aux crimes économiques et politiques, aux crimes de sang, a fait savoir le Président du Faso. Il a aussi signalé l’ouverture des grands dossiers pendants par la justice qui poursuit ses travaux en toute indépendance. 
Pour consolider les bases de notre démocratie, le Président Roch Marc Christian KABORE a mentionné les réformes politiques et institutionnelles engagées de manière participative en vue d’équilibrer les pouvoirs. Il a invité la diaspora à s’impliquer à la construction de la mère patrie et à respecter les lois de leur pays d’accueil. Il a particulièrement invité les hommes d’affaires burkinabè vivant en Suisse à accompagner la mise en œuvre du Plan national de Développement économique et social (PNDES). 
La diaspora burkinabè en Suisse est estimée à environ 500 personnes. Elle compte des étudiants, des fonctionnaires internationaux, des travailleurs immigrés et des promoteurs culturels. 
La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

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