L’OIM et l’Union européenne (UE) lancent un projet de protection et réintégration des migrants au Burkina Faso

En marge de la célébration de la Journée internationale des migrants (le 18/12), la Secrétaire d’État du Ministère de l’Économique, des Finances et du Développement, Pauline Zouré, le chef de la Délégation de l’Union Européenne au Burkina Faso, Jean Lamy et la cheffe de Mission de l’organisme des Nations Unies chargé des migrations (OIM) au Burkina Faso, Abibatou Wane, ont procédé à la signature de l’Initiative conjointe Union Européenne – OIM pour la protection et la réintégration des migrants au Burkina Faso et le lancement de ces activités.

D’une durée de trois ans, ce projet financé par le Fonds fiduciaire d’urgence de l’Union européenne pour l’Afrique (FFUE) pour un montant de 8,3 million d’euros ou 5,5 milliards de FCFA, contribuera à la protection, au retour et à la réintégration durable des migrants irréguliers ainsi qu’au renforcement de la gouvernance des migrations. Au Burkina Faso, la protection des migrants sera assurée par le retour volontaire assisté des personnes les plus vulnérables venant de pays tiers, et à travers des accompagnements pour ceux qui sont en transit et bloqués sur le territoire du Burkina Faso.

Depuis le début de l’année 2017, 847 Burkinabè ont pu rentrer volontairement de la Libye avec l’aide de l’OIM et de l'Union Européenne.

Le projet permettra également l’amélioration de la réintégration socioéconomique des Burkinabè de retour et le renforcement des structures et capacités nationales pour une gestion digne et durable de la réintégration. Avec le soutien de l’OIM au Burkina Faso, les activités de réintégration communautaire prévues dans le projet devraient permettre de renforcer les projets de développement communautaire déjà existants en offrant la possibilité aux migrants de retour ainsi qu’aux migrants potentiels et communautés locales de participer au développement de leurs villes et villages.

La composante « sensibilisation » du projet contribuera à informer les migrants, migrants potentiels et les communautés locales quant aux risques de la migration irrégulière. Le projet devrait également permettre de renforcer la collecte et l’analyse des données migratoires en vue de soutenir une conception de politiques et programmes adaptée au contexte Burkinabè.

Ce projet contribuera à la mise en œuvre de la Stratégie nationale pour la migration ainsi que son plan d’action qui a été adopté en février 2017.

https://eeas.europa.eu/delegations/burkina-faso